Covid-19 et Homéopathie

Les médicaments possibles

On m’assaille de demandes de médicament préventif, or je n’en ai pas la moindre idée et les rares articles parus émanant d’homéopathes me semblent raisonner à côté de la plaque en utilisant des signes parfaitement vagues ou communs.

Seul Manish Bhatia développe un raisonnement qui semble se tenir.

La soudaineté pourrait faire penser à Aconit, la dégradation rapide de la respiration à Arsenicum. Mais ce pourrait être tout aussi bien n’importe quel autre médicament. En attendant de voir les cas en vrais, l’OMS nous livre les signes suivants : fièvre (87,9%), toux sèche (67,7%), fatigue (38,1%), crachats (33,4%), essoufflement (18,6%), maux de gorge (13,9%), maux de tête (13,6%), myalgie ou arthralgie (14.8%), frissons (11,4%), nausées ou vomissements (5,0%), congestion nasale (4,8%), diarrhée (3,7%) et hémoptysie (0,9%), et congestion conjonctivale (0,8%).
La liste hétéroclite qui précède ne nous aide pas, comment imaginer par exemple une toux sèche et des crachats ? Je retiens surtout qu’une atteinte pulmonaire se développe très rapidement, et qu’il n’y a pas de symptômes majeurs de rhinite. Il est probable que les médicaments clés seront ceux des rubriques du Thorax, Inflammation, Poumons, Lobe inférieur : chel, kali-c, merc, nat-s, phos, sulph.

Si l’atteinte frappe par l’abondance des râles, un fort encombrement thoracique, alors je donnerais ma préférence à Natrum sulfuricum, aussi parce que la plupart des personnes âgées sont largement sycotisées du fait de tous les traitements qu’elles avalent.

Si l’oppression domine

1) Avec une respiration difficile et sifflante, des points de côté, de la suffocation après avoir toussé, le sentiment de n’avoir pas assez d’air dans la poitrine, alors ce sera Kali-carb, surtout si l’on observe l’aggravation de 3h du matin et éventuellement les paupières œdématiées.

2) Avec tout autant de points de côté de partout, mais surtout du côté droit ou sous le sein, ou dans l’omoplate, une douleur profonde dans l’hémithorax droit, un endolorissement intense des dernières côtes droites, une expectoration sanglante, une céphalée intense, une diarrhée jaune (la couleur jaune est l’une des marques du remède) ; les poumons pleins de mucosités, un battement des ailes du nez, une fatigue extrême. L’atteinte peut concerner aussi le lobe inférieur gauche, donc attention comme toujours avec les latéralités. Tout le monde aura reconnu ici Chelidonium, et il faudra rechercher les concomitants comme le désir de boissons chaudes qui > le patient, la névralgie sus-orbitaire droite, la somnolence, avec le besoin de s’allonger mais sans jamais arriver à dormir, la chaleur brulante des mains qui diffuse à tout le corps. Attention à la ressemblance avec Mercurius du fait des importantes sueurs nocturnes. L’oppression s’améliore avec quelques inspirations profondes, le souffle est court et accéléré.

3) Avec une forte anxiété, l’impression d’un poids pesant sur la poitrine, une oppression comme si les vêtements étaient trop serrés, avec une douleur brûlante et piquante derrière le sternum ; une douleur aigue du lobe inférieur gauche, < en étant allongé dessus ; des crépitants à l’auscultation mais sans atteindre l’abondance de Natrum sulf, alors il faudra viser Phosphorus. Bien sûr on recherchera les autres concomitants comme le désir de compagnie, la soif pour de l’eau froide, les vomissements < dès que l’eau s’est assez réchauffée dans l’estomac, etc.

4) Avec une asthénie ou une prostration importante, des sueurs nocturnes ou matinales importantes, une fièvre élevée, une toux oppressante, constante, de l’insomnie, un tremblement léger des membres, une soif constante, alors il faudra dégainer Mercurius. Nous aurons peut-être l’occasion de rencontrer le signe clé : Élancement piquant dans la partie antéro-supérieure du thorax, traversant au dos, seulement en éternuant ou en toussant, pas en respirant; cela lui resserre le thorax. Ou encore élancements piquants traversant le thorax depuis l’omoplate droite.

L’indication de Sulfur sera réservée aux cas ayant déjà évolué depuis un moment, ou à donner en intercurrent quand le cas semble s’améliorer puis cesse d’évoluer favorablement. Borland nous donne la plus belle description : « Ce qui frappe dans l’aspect du patient Sulfur c’est leur visage toujours très rouge grenat et qui donne l’impression d’être sale. Tous les orifices tendent à être rouges : les lèvres sont rouges, le nez semble rouge, les oreilles sont rouges, et bien souvent il y a une légère blépharite, les yeux semblent congestionnés et rouges, et le patient dans son ensemble donne l’impression d’être sale et de ne pas prendre soin de lui.
En ce qui concerne les plaintes de ces patients, c’est souvent la lassitude intense qui est au premier plan. Ils se sentent malades à mourir, ils n’ont pas le moral, et ils se plaignent. Ces patients souffrent toujours d’une sensation d’oppression intense du thorax, comme s’ils avaient une tonne qui pèse dessus. »

 

source: PLANETE HOMEO

 

Cette information n'a pas vocation à remplacer l’avis du médecin.

L'homéopathie ne traite pas les maladies, mais cherche à équilibrer le terrain. Cette information propose uniquement un soin de support, et est uniquement complémentaire des conduites à tenir préventives habituelles officielles et des éventuels traitements officiels présents ou à venir.

Il s'agit d'une information que chacun peut utiliser ou non, sous sa propre responsabilité.

En aucun cas les auteurs de ce courrier ne pourront être tenu responsables d’aucune conséquences.

En aucun cas ces informations ne suggèrent qu'il faut arrêter quelque traitement que ce soit. Aucun traitement ne doit être modifié ou arrêté sans l'avis du médecin traitant.

Il n'y aucune interaction médicamenteuse entre l'homéopathie et les médications chimiques mais évitez cependant de prendre des huiles essentielles et du café à proximité des prises homéopathiques.